Schweiz

In der Schweiz

Au-delà du débat « pour ou contre » : Mieux comprendre les enjeux du RBI (Revenu de base inconditionnel)

Conférence de René Knüsel, professeur en Politiques Sociales, le mercredi 30 avril à 17h30 à la salle de conférence du Graap-F à Lausanne, Rue de la Borde 27 bis.

Depuis plusieurs années, les différents régimes d’assurances sociales tentent de juguler leurs coûts, notamment en restreignant leur accès. Il en résulte un report vers l’aide sociale. Fréquemment, des personnes sont ballotées entre les différents systèmes d’assurances, allocation chômage, AI, RI ... .

L’an passé, l’initiative fédérale pour un revenu de base inconditionnel a récolté 126'000 signatures valides, suffisamment pour être déposée à Berne. Ce projet implique un remodelage complet de notre système de sécurité sociale. Pure utopie ou piste de réflexions intéressantes pour réformer un système en souffrance ?

Le Graap s’intéresse à cette initiative. Ils vous invitent à partager une soirée d’information et de réflexions pour mieux comprendre les enjeux du « Revenu de base inconditionnel »

L'événement sur FaceBook

Fichier attaché: 

pour quelle raisons l'initiative inclus les étrangers ?

Bonjour, j'aimerais savoir pour quelle raisons l'initiative inclus les étrangers habitant en Suisse? En plusieurs points ont pourrait remarquer que :

Etude sur le revenu de base (seulement en allemand): voici le lien!

Rubrique:

Une étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich et de la Haute Ecole Spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest sera effectuée, du 10 février au 10 mars 2013. Ci-dessous, vous trouvez le texte explicatif ainsi que le lien correspondant. (Seulement en allemand.)

 

Ihre Einstellung zum bedingungslosen Grundeinkommen ist gefragt: Eine wissenschaftliche Studie der ETHZ und der FHNW; Nehmen Sie sich gut 15 Minuten Zeit!

 

Tous à Berne le 4 octobre pour déposer l'initiative Pour un Revenu de Base Inconditionnel

Chères amies et Chers amis du revenu de base

Nous avons bien travaillé! Le vendredi 4 octobre 2013, nous déposerons ensemble l’initiative populaire fédérale pour un revenu de base inconditionnel. Il s’agit d’un événement important pour la Suisse, car l’aboutissement de l’initiative signifie que toutes les citoyennes et tous les citoyens seront invités à considérer le revenu de base et à se forger leur propre opinion sur la question. Dans quelques années, la population se prononcera en se rendant aux urnes pour voter. Une partie du monde nous observe, car le peuple suisse sera le premier à pouvoir décider s'il veut ou non l'introduction d'un revenu de base.

Tous les citoyen-ne-s, journalistes et l’ensemble de la population sont chaleureusement invités à participer à cet événement majeur.

Rendez-vous le vendredi 4 octobre à 10 heures sur la place Fédérale, à Berne. Le dépôt des signatures valables (état à ce jour: 116'000) auprès de la Chancellerie fédérale aura lieu à 11 heures. A son issue, un buffet dîner sera servi. Dès 20 heures, tous sont conviés pour une grande fête au club culturel «Turnhalle», près de la gare de Berne.

L'événement Facebook, à partager sans modération !

 

Nous sommes là pour donner

Dans cette vidéo, Charles Eisenstein parle du revenu de base et de ce qui motive l'être humain à agir.

Traduction simultanée en français. C'était à Genève en septembre 2013, invité par EcoAttitude.

 

 

L'économiste dit : "Je vous connais : vous ne voulez pas travailler, vous ne voulez pas contribuer. Vous n'avez pas envie de donner, parce que vous avez envie de maximiser votre intérêt personnel. Si vous aviez un revenu de base, vous resteriez assis toute la journée devant la télé à manger des chocolats."
Cette objection fait partie d'une certaine vision de la nature humaine. Moi, je ne vois pas la nature humaine de cette façon-là. Je vois que les gens quand ils ont une sécurité financière totale, peut-être qu'ils jouent au tennis et au golf pendant un temps, mais pour être heureux, très vite ils ont envie de faire quelque chose. Parce que nous sommes là pour donner. Tous ces activistes pour la paix, ils ne font pas ça pour de l'argent, non? Ils travaillent dur, ils risquent leur vie même, ce n'est pas l'argent qui les fait agir. Les artistes, les musiciens, ils peuvent avoir suffisamment de chance pour gagner de l'argent avec ce qu'ils font, ok, mais ce n'est pas leur but, ils ne se disent pas : "ok, comment est-ce que je vais bien pouvoir faire de l'argent? Je crois que je vais devenir artiste!" C'est même le contraire, ils vont voir le conseiller d'orientation et ils disent : j'aime l'art et le conseiller d'orientation dit : oh, c'est très bien, mais peut-être tu devrais aller dans la publicité.

Nous voterons sur le revenu de base inconditionnel !

Nous avons réussi. Nous avons déposé l'initiative. Sur les 126'701 signatures qui ont été apportées le 4 octobre à Berne, 126'408 sont valables d'après la déclaration de la Chancellerie fédérale faite le 7 novembre. Nous sommes nombreux à avoir signé, nous serons encore plus nombreux à aller voter!

Vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parlé de cette première étape réussie, car le monde entier en parle, des Etats-Unis à la Chine en passant par la Russie. De nombreux médias internationaux relaient l'information, pour n'en citer que quelques-uns : Reuters, le Daily Mail et un reportage de Russian Television (vu plus de 100'000 fois en quelques jours). Dans la francophonie, de nombreux articles ont également été publiés, par exemple sur BFM, Le Matin, et la RTS a consacré un reportage dans son Journal Télévisé du soir.

Le monde entier a les yeux rivés sur ce petit pays au centre de l'Europe qui, grâce à la démocratie directe, peut ouvrir la voie vers un revenu de base. Un pays qui a la chance de pouvoir mettre au centre du débat public et politique un sujet radical, qu'aucun parti politique installé n'aurait le courage de proposer. Le monde entier nous regarde. D'ici deux ou trois ans, les citoyens suisses vont voter sur le revenu de base. Ils seront les premiers citoyens du monde à répondre à cette question : voulez-vous un revenu de base? Voulez-vous que les besoins de base de chacun soient satisfaits, sans condition?

 

 

Le New-York Times pour le revenu de base!

Logo New York Time

Le revenu de base continue de défrayer la chronique outre-atlantique. Ce 12 novembre 2013, c'est le New-York Times qui présente l'initiative suisse pour le revenu de base et se penche avec conviction sur la possibilité d'appliquer un tel modèle aux Etats-Unis.

Attrapez votre revenu !
Illustration: Kelsey Dake 

La journaliste économique Annie Lowrey nous explique ainsi les effets positifs de l'expérience Mincome menée dans la ville canadienne de Dauphin, dont les habitants avaient reçu pendant plusieurs années un revenu de base :

Evelyne Forget, économiste de la santé à l'Université du Manitoba, a mené une recherche approfondie sur les résultats de l'expérience. Certains résultats étaient attendus, comme la disparition de la pauvreté. D'autres plus surprenants, comme l'augmentation du taux de diplômés ou la baisse du taux d'hospitalisation. "Avec un programme social comme celui-là, explique Forget, les valeurs à l'intérieur de la communauté elle-même commencent à changer".

Le revenu de base est bien loin d'être un sujet nouveau et utopique. Proposé en son temps par le président Nixon, il revient aujourd'hui au coeur du débat public. La journaliste économique du New York Times nous explique cette tendance :

New-York Times : "La proposition de la Suisse de payer les gens pour vivre!"

L'article de Annie Lowrey paru dans le New-York Times le 12.11.2013 enfin en français!

Cet automne, un camion déversait 8 millions de pièces devant le Parlement à Berne, une pour chaque citoyen suisse. C'était un coup de pub pour les défenseurs d'une politique sociale audacieuse qui pourrait devenir réalité dans ce petit pays riche. En même temps que les pièces de monnaie, les militants ont déposé 125 000 signatures — assez pour déclencher une votation en Suisse, cette fois sur l'introduction d'un revenu mensuel versé à chaque citoyen, sans conditions. Chaque mois, chaque personne suisse recevrait un chèque du gouvernement, que l'on soit riche ou pauvre, qu'on travaille dur ou pas, que l'on soit jeune ou vieux. La pauvreté disparaîtrait. Les économistes sont bien évidemment fortement divisés sur ce qui pourrait réapparaître à sa place — et sur le fait de savoir si un tel régime de revenu de base pourrait concerner d'autres pays moins socialistes.

Take your income !
Illustration: Kelsey Dake 

La proposition est, en partie, le fruit d'un artiste allemand nommé Enno Schmidt, un chef de file dans le mouvement du revenu de base. Il sait bien que l'idée a l'air un peu folle. Lui-même le pensait lorsqu'on lui en a parlé la première fois.  « Je dis aux gens de ne pas y réfléchir pour les autres, mais d’y réfléchir pour eux-mêmes » dit Schmidt. « Que feriez-vous si vous aviez ce revenu ? Qu’en serait-il si vous deviez vous occuper d'un enfant ou d'une personne âgée?" Pour Schmidt, le revenu de base assurerait dignité et sécurité aux personnes pauvres, particulièrement aux chômeurs ou aux travailleurs précaires en Europe. Cela permettrait aussi de libérer la créativité et l'esprit d'entreprise : les travailleurs suisses pourraient choisir de travailler comme ils veulent, plutôt que d'y être forcés juste pour joindre les deux bouts. Il va même jusqu'à comparer le mouvement pour le revenu de base à un mouvement pour les droits civiques, tel ceux pour le droit de vote des femmes ou la fin de l'esclavage.

L'introduction d'un revenu de base par étapes, l'exemple de la Suisse

Comment pourrait se réaliser la mise en application du RBI
dans le contexte suisse?

C'est sur ce point que vont se focaliser les réflexions sur le revenu de base ces prochaines années, aussi bien dans l'administration fédérale, que les cercles universitaires, les partis, les syndicats ou les mouvements divers.

Elisabeth Di Zuzio nous propose dans cet article un scénario de mise en application progressive du revenu de base, qui s’appuie sur le système d’assurances sociales tel qu’il existe aujourd’hui. Vous y découvrirez comment ce projet novateur peut s’intégrer progressivement aux institutions existantes, en étendant le versement du revenu de base de manière progressive à toute la population, en commençant par les retraités et les jeunes. Cette mise en application progressive a l’avantage du réalisme : elle permettra d’évaluer les conséquences de sa mise en œuvre sur l’économie et la population, ainsi qu’une adaptation progressive à ce nouveau système.

Andreas Gross : "Le revenu de base inconditionnel contribue à la démocratisation de la démocratie. "

Figure de proue de la démocratie suisse, Andreas Gross représente notre pays au Conseil de l’Europe et siège au Conseil national en tant que représentant du canton de Zurich. Il fut l’un des co-fondateurs de l’initiative populaire «Pour une Suisse sans armée», proposition que beaucoup qualifièrent à l’époque d’absurdité, voire de monstruosité, à l’image de l’initiative pour un revenu de base inconditionnel aujourd’hui. Lors de la votation populaire sur l’initiative «Pour une Suisse sans armée», un tiers des voix approuva la proposition visant à démanteler l’armée suisse, emblème sacré de la Confédération d’autrefois, ce qui eut l’effet d’un coup de massue. Or depuis, l’armée a beaucoup perdu en importance. Ainsi en va-t-il de la démocratie. Certes, cette initiative fut rejetée, mais elle produisit néanmoins de nombreux changements, dus à l’effet de surprise provoqué par le taux important de votes en sa faveur.

On peut dire qu’Andreas Gross est un phare de la démocratie, qu’il défend corps et âme, tout comme par ses actions. Aussi étions-nous intrigués de ce qu’il dirait des liens entre revenu de base et démocratie : « Le revenu de base inconditionnel contribue à la démocratisation de la démocratie. Certains sont d’avis qu’il faudrait relever les obstacles de l’initiative populaire si une proposition comme celle du revenu de base inconditionnel arrivait à passer la rampe et faire l’objet d’un débat populaire que le peuple refuse catégoriquement. Et c’est justement pour cette raison, d’après Andreas Gross, que l’initiative est importante.»

Enno Schmidt

Traduction : Elsa Hoessli