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Chancellerie fédérale: l'initiative a formellement abouti !

En-tête de la lettre de la Chancellerie fédérale

L'initiative populaire pour un revenu de base a été déclarée valable par la Chancellerie Fédérale

Ce 8 novembre, la Chancellerie fédérale a annoncé que l'initiative populaire fédérale pour un revenu de base inconditionnelle a formellement abouti. Après vérification des signatures, 126'408 signatures valides ont été déposées le 4 octobre. La Chancellerie fédérale est formelle : une votation populaire aura lieu.

Et maintenant, que va-t-il se passer ? Le Conseil Fédéral va se pencher sur le revenu de base et préparer un rapport sur le sujet. Il a un an pour cela. Ensuite le débat s'ouvrira au Parlement. Quant à la votation populaire, elle est prévue d'ici deux ou trois ans.

La question est posée : chaque personne de ce pays doit-elle recevoir un socle financier inconditionnel lui suffisant pour vivre ?

Enno Schmidt & Daniel Straub

Nous voterons sur le revenu de base inconditionnel !

Nous avons réussi. Nous avons déposé l'initiative. Sur les 126'701 signatures qui ont été apportées le 4 octobre à Berne, 126'408 sont valables d'après la déclaration de la Chancellerie fédérale faite le 7 novembre. Nous sommes nombreux à avoir signé, nous serons encore plus nombreux à aller voter!

Vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parlé de cette première étape réussie, car le monde entier en parle, des Etats-Unis à la Chine en passant par la Russie. De nombreux médias internationaux relaient l'information, pour n'en citer que quelques-uns : Reuters, le Daily Mail et un reportage de Russian Television (vu plus de 100'000 fois en quelques jours). Dans la francophonie, de nombreux articles ont également été publiés, par exemple sur BFM, Le Matin, et la RTS a consacré un reportage dans son Journal Télévisé du soir.

Le monde entier a les yeux rivés sur ce petit pays au centre de l'Europe qui, grâce à la démocratie directe, peut ouvrir la voie vers un revenu de base. Un pays qui a la chance de pouvoir mettre au centre du débat public et politique un sujet radical, qu'aucun parti politique installé n'aurait le courage de proposer. Le monde entier nous regarde. D'ici deux ou trois ans, les citoyens suisses vont voter sur le revenu de base. Ils seront les premiers citoyens du monde à répondre à cette question : voulez-vous un revenu de base? Voulez-vous que les besoins de base de chacun soient satisfaits, sans condition?

 

 

Nous sommes là pour donner

Dans cette vidéo, Charles Eisenstein parle du revenu de base et de ce qui motive l'être humain à agir.

Traduction simultanée en français. C'était à Genève en septembre 2013, invité par EcoAttitude.

 

 

L'économiste dit : "Je vous connais : vous ne voulez pas travailler, vous ne voulez pas contribuer. Vous n'avez pas envie de donner, parce que vous avez envie de maximiser votre intérêt personnel. Si vous aviez un revenu de base, vous resteriez assis toute la journée devant la télé à manger des chocolats."
Cette objection fait partie d'une certaine vision de la nature humaine. Moi, je ne vois pas la nature humaine de cette façon-là. Je vois que les gens quand ils ont une sécurité financière totale, peut-être qu'ils jouent au tennis et au golf pendant un temps, mais pour être heureux, très vite ils ont envie de faire quelque chose. Parce que nous sommes là pour donner. Tous ces activistes pour la paix, ils ne font pas ça pour de l'argent, non? Ils travaillent dur, ils risquent leur vie même, ce n'est pas l'argent qui les fait agir. Les artistes, les musiciens, ils peuvent avoir suffisamment de chance pour gagner de l'argent avec ce qu'ils font, ok, mais ce n'est pas leur but, ils ne se disent pas : "ok, comment est-ce que je vais bien pouvoir faire de l'argent? Je crois que je vais devenir artiste!" C'est même le contraire, ils vont voir le conseiller d'orientation et ils disent : j'aime l'art et le conseiller d'orientation dit : oh, c'est très bien, mais peut-être tu devrais aller dans la publicité.

Comment diviser en deux le taux de pauvreté (c'est facile)

Atlantic logo

Comment diviser en deux le taux de pauvreté (c'est facile)

« Aux Etats-Unis, on nous dit généralement que la pauvreté est un problème profondément compliqué qui pour être solutionné demande des douzaines de réformes dans des sujets aussi différents que l'instruction publique, la formation et le mariage.
Mais ce n'est pas vrai. Une part importante de la pauvreté peut être résolue, sur le plan politique, avec une banale facilité. Comment? En simplement donnant de l'argent aux pauvres. »

Alimentation d'aide sociale

Magasin d'alimentation d'action sociale (Reuters)

« Cette idée attire aussi un intéressant éventail de soutien politique. Ceux qui défendent le concept d'un revenu de base se retrouvent en effet dans tous le champs, de l'aile gauche, avec ceux qui sont en faveur de la redistribution comme Martin Luther King, aux conservateurs, comme F.A.Hayek, Milton Friedman et Charles Murray. »

« Cette sécurité ne devrait pas seulement éviter aux gens de tomber dans la pauvreté. Il (le revenu de base) pourrait permettre aux travailleurs  de demander de meilleurs salaires et conditions de travail, parce qu'ils sauront qu'ils auront toujours une base de sécurité. En d'autres mots, il pourrait équilibrer les règles du jeu pour les 99 pour cent les moins favorisé. »

Cet article paru dans Atlantic magazine (millions de visiteurs mensuels) le 29 octobre démontre que l'introduction d'un revenu de base aux Etats-Unis est économiquement faisable.

Titre original: « How to Cut the Poverty Rate in Half (It's Easy) » (en anglais)

Ateliers citoyens sur le revenu de base inconditionnel

L’initiative populaire fédérale sur l’institution d’un revenu de base inconditionnel a été signée par un nombre suffisant de citoyens, et fera donc l'objet d'un vote populaire. Elle reconnaît à chacun le droit de disposer, sans condition, d’un montant suffisant pour "mener une existence digne et participer à la vie publique". Le montant de ce revenu de base inconditionnel (ci-dessous RBI) n'est pas fixé dans le texte de l'initiative populaire, mais les initiants l'évaluent à Fr. 2500.- par mois pour les adultes, et  la moitié ou le quart, pour les mineurs.

L’association BIEN-Suisse a organisé le 20 avril 2013, à Genève, une journée d’étude sur le thème : "Prestations sociales et revenu de base inconditionnel : un filet ou un socle ? " Parmi les organisateurs, des professionnelles de l’action sociale ont mis sur pied des ateliers citoyens autour des questions suivantes :

Comment réagiriez-vous si un revenu de base était institué en Suisse ? Qu'est-ce qui changerait dans votre vie ? Quelles sont vos craintes et vos espoirs ?

Croquis filet-soclePrestations sociales et revenu de base inconditionnel : un filet ou un socle ?

Vingt personnes ont participé à ces groupes de discussion – parmi eux neuf travailleurs sociaux, cinq personnes recevant les prestations de l'aide sociale, des enseignants, des parents de jeunes en formation, un journaliste, un fonctionnaire, deux conseillers municipaux… Sept participants étaient retraités; on a regretté l'absence de jeunes de moins de 30 ans ainsi que de personnes handicapées.

C'est le contenu de ces échanges qui est rapporté ci-dessus : ce n'est donc pas une enquête représentative, mais les réflexions de personnes qui se sentent concernées personellement par le projet de RBI.

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